France Capital Transmission
Liste de contrôle

La transmission, point par point

Cinq phases, de la préparation aux vingt-quatre mois qui suivent la signature. Cette liste sert de fil rouge : elle ne remplace pas vos conseils, elle vous évite de découvrir un sujet au moment où il n'est plus négociable.

Mise à jour 10/09/2026 · 38 points de contrôle · Lecture 12 min

Une liste de contrôle de transmission d'entreprise annotée sur un bureau clair

12 à 24 mois avant la mise en marché

Phase 1 — Préparer

La valeur se construit ici. Chaque point traité en amont est un point qui ne sera pas négocié en défaveur du cédant.

  • Clarifier votre objectif personnel : sortie totale, sortie progressive, transmission familiale.
  • Établir un EBITDA normatif : retraiter la rémunération du dirigeant, les charges non récurrentes, les loyers intra-groupe.
  • Réduire la dépendance au dirigeant : déléguer la relation client clé, formaliser les processus, structurer l'encadrement.
  • Mesurer la concentration client et engager la diversification si un client dépasse 20 % du chiffre d'affaires.
  • Sécuriser les actifs immatériels : marques déposées, noms de domaine, licences, contrats de développement.
  • Mettre à jour les contrats commerciaux clés et vérifier les clauses de changement de contrôle.
  • Traiter les sujets sociaux latents : contrats non signés, heures supplémentaires, forfaits cadres, litiges en cours.
  • Vérifier la conformité RGPD et la sécurité des systèmes d'information.
  • Arbitrer la structure de détention et engager le schéma fiscal retenu (holding, engagement Dutreil, donation).
  • Isoler l'immobilier d'exploitation si sa présence au bilan dégrade la valorisation.
3 à 6 mois

Phase 2 — Mettre en marché

L'objectif est de créer une concurrence maîtrisée entre acquéreurs, sans exposer l'entreprise.

  • Constituer le dossier de présentation et un mémorandum d'information documenté.
  • Définir le périmètre exact de la cession : titres, immobilier, filiales, marques.
  • Établir la liste des acquéreurs cibles : industriels, fonds, repreneurs individuels, encadrement interne.
  • Encadrer la confidentialité : accords de non-divulgation signés avant toute donnée sensible.
  • Préparer le plan d'information des équipes et des partenaires bancaires.
  • Organiser la data room : documents juridiques, financiers, sociaux, fiscaux, contractuels.
  • Fixer une fourchette de prix défendable et les conditions minimales acceptables.
2 à 4 mois

Phase 3 — Négocier

Le prix n'est qu'une variable. Les modalités de paiement et les garanties pèsent souvent autant.

  • Analyser les lettres d'intention : prix, structure, financement, calendrier, conditions suspensives.
  • Vérifier la capacité de financement de l'acquéreur avant d'accorder une exclusivité.
  • Négocier la définition de la dette financière nette et du besoin en fonds de roulement normatif.
  • Encadrer le complément de prix : base de calcul, durée, gouvernance pendant la période.
  • Cadrer la garantie d'actif et de passif : plafond, franchise, durée, exclusions.
  • Négocier la clause de non-concurrence et sa contrepartie.
  • Définir votre rôle après la cession : accompagnement, durée, rémunération.
  • Faire relire l'ensemble de la documentation par votre avocat et votre expert-comptable.
4 à 8 semaines

Phase 4 — Signer

Une phase administrative, mais où les oublis coûtent cher.

  • Lever les conditions suspensives : autorisations, agréments, accords bancaires.
  • Purger les droits de préemption et informer les salariés lorsque la loi l'impose.
  • Organiser la levée des cautions et garanties personnelles du dirigeant.
  • Vérifier le séquestre et le calendrier exact des flux de paiement.
  • Solder les comptes courants d'associé et arbitrer les dividendes de l'exercice.
  • Préparer les déclarations fiscales liées à la cession et leurs échéances.
  • Transférer les pouvoirs bancaires, signatures et accès aux systèmes.
Les 24 mois qui suivent

Phase 5 — Après la cession

Le sujet devient patrimonial et personnel. C'est la phase la plus souvent négligée.

  • Respecter les obligations de réinvestissement si un report d'imposition a été activé.
  • Structurer l'allocation du produit de cession : liquidité, immobilier, participations, transmission.
  • Revoir le régime matrimonial et les dispositions successorales.
  • Ajuster la protection sociale et la prévoyance après la fin du mandat.
  • Suivre les engagements de garantie jusqu'à expiration de la période.
  • Formaliser votre projet personnel : réinvestissement, mandats, transmission aux enfants.

Cette liste de contrôle est un support de travail éditorial. Elle ne constitue pas un conseil personnalisé : la mise en œuvre suppose l'intervention de votre expert-comptable, de votre avocat et d'un conseil en transmission.